Prostitution royale ou déchéance de la royauté d'Abomey.
14 Décembre 2007
Il y à quelques semaines nous avions assisté par la voie de
certaines presses à un événement malheureusement inédit sur la terre des
houégbadjavi : les rois d’Abomey ont marché pour soutenir les actions du
Président Boni YAYI en faveur d’un soit disant programme de reconstruction de la ville d’Abomey.
En effet le jeudi 29 novembre 2007 le
ministre Armant Zinzindohoué en charge
des transports et des travaux publics alla lancer dans la cité historique les
travaux de préfabrication et de pose des dallettes pour la fermeture des
caniveaux sur l’axe routier Abomey-Bohicon. Dans ce cadre certains cadres de la
région et les rois d’Abomey avec quelques désoeuvrés et affamés manoeuvrés ont
été mobilisés pour en faire un grand événement ; ce qui en réalité ne
valait aucunement la peine quand on sait que ces ouvrages réalisés par le
pouvoir défunt il y à au moins cinq ans avec à la clé source de beaucoup
d’accidents mortels. Jusque là encore nous pouvons nous reconnaître dans une
logique politicienne vue que les élections municipales et communales
approchent. Mais de là à faire marcher les rois pour remercier et soutenir par
la même occasion les actions du président pour la reconstruction de la ville
d’Abomey, il y à quelque chose qui ne tourne pas bien chez les dignitaires
d’Abomey. Les rois Agoli-Agbo et Houédogni
Béhanzin marchés pour soutenir un président, cela est d’autant plus
étonnant qu’on se demande à quoi voulons nous assister avec l’avènement de Boni
YAYI ? A la désacralisation des vertus et pouvoirs ancestraux de nos
royaumes ou à la prostitution du royaume des houégbadjavi ?
Au demeurant que des fils de la cité
historique marchent pour soutenir un gouvernement en place, cela n’a rien
d’étonnant encore que la chose
politique peut constituer le tremplin
d’un creuset pour les actions de développement. Mieux un roi peut apporter
ouvertement son soutien à un pouvoir ; à priori cela peut choquer mais ne
devrait pas étonner pour constituer un crime de lest majesté. Cependant que des
rois d’une aussi grande cité soient obligés de marcher pour quelques raisons,
cela dépasse l’entendement. Que cela soit pour une noble cause, on se demande
jusqu’où iraient les princes d’Abomey pour démontrer à la face du monde leur
sens poussé de gloutonnerie, d’inculture et de bassesse rien que pour avoir des
billets de banque. Des rois marchés, du jamais vu si ce n’est sur la terre des
princes d’Abomey. En tout cas de mémoire de natif d’Abomey et ayant vécu
pendant longtemps en plus de mes connaissances sur l’histoire de cette ville
historique je ne me rappelle pas avoir entendu ou lu quelque part que des dignitaires
d’une royauté se sont prostitués de la sorte pour de l’argent. A la vue de la
scène on se croirait sur une autre planète à une autre époque.
Imaginer tous les rois du bénin se
mettre à marcher pour soutenir le pouvoir en place. Que de viendrait alors la
royauté au Bénin ? On se rappelle le statut politique de toute l’Afrique
avant la colonisation .c’est bien sûr la royauté avec des grands ensembles
soutenus par des vertus sacrées et ancestrales que défendaient becs et ongles
les tenants du titre. Même si le roi Béhanzin dit kondo le requin a fini par se
rendre à l’ennemi ce n’est pas en vendant son peuple mais en se sacrifiant et
malgré lui pour sa patrie. Qu’aujourd’hui de source princière les quelques
royautés qui constituent des socles de nos traditions, de nos réalités
ancestrales, des vertus de la chose
sacrée et de l’unité dans nos villes et campagnes soient bâillonnées rien
que pour des ambitions politiques égoïstes et personnelles de quelques
assoiffés du pouvoir et du gain facile ; on pourra commencer par
s’inquiéter du pouvoir de Boni YAYI.
On se rappelle qu’a grands bruits
médiatiques annonçant l’avènement de la tenue précipitée de la 47ème
fête de l’indépendance , le pouvoir en place avec à sa tête le président Boni
YAYI , chef de l’Etat était allé pour un soit disant réconciliation des
rois de la citée historique. A supposer cette fanfaronnade vraie et réussie ,
cela ne donne aucun droit ni privilège à ces personnages qui ne sont que les tenants
du titre ;la royauté étant connue et perçue comme toute une organisation sacrée
perpétuelle aux mains de nos ancêtres et exercées seulement par les vivants. Se
rappelant de l’histoire de la ville et
celle des rois de celle-ci je sais que c’est une des réalités les plus sacrées
et vénérées que j’ai jamais connue .Que de vils intéressés assoiffés du gain
facile décident de se faire humilier juste pour avoir du pain soit disant pour
supporter l’effort et la volonté de BONI
YAYI en faveur de la reconstruction d’Abomey, c’est leur privilège. Mais que des
rois se font le chantre et le griot de la déchéance de la chose princière et
sacrée de nos aïeux, il est à craindre que d’ici là des rois commencent par se
faire nommer maire ; préfet ou ministre par le président de la république dans le but de les avoir acquis à sa botte à
l’espèce d’un ministre ressortissant d’Abomey et qui fait malheureusement la
honte des houégbadjavi en particulier et des fons en général. Sinon jusqu’au
moment où je prenais ma plume pour rédiger cet article la raison qui pourrait soutendre
un tel comportement de la part de nos premiers princes ne m’a pas effleuré
l’esprit. Qu’attendent les rois de Bantè, de Dassa, de Savè, de Tchaourou, de
Savalou de Kandi, de Parakou et d’ailleurs pour marcher en soutien au
président ? C’est toujours les fons qui se montrent par leur ventre. Mais
c’est honteux et malsain. Le président Nicéphore Soglo pendant ces six années
de pouvoir n’a pas connu des rois et particulièrement ceux de la citée
historique marchés pour le soutenir et c’est des rois fons d’Abomey qui marchent pour applaudir un président non
fon cela ressemble à tout égard à une
manipulation orchestrée par le pouvoir en place et jouée par les fils d’Abomey
eux-mêmes mus par quelques intérêts personnels et égoïstes dans un seul but d’humilier la royauté fon
des houégbadjavi reconnue pour sa célébrité guerrière et son prestige. Des
aboméens s’humiliant, se prostituant pour ainsi dire sans vergogne ni honte
pour soit disant soutenir l’effort du pouvoir en place en faveur d’une
reconstruction de leur ville annonce for malheureusement la déchéance de leur
institution sacrée depuis des millénaires qu’est la royauté.
Les fils d’Abomey face à l’œuvre de la
reconstruction de leur ville.
Aujourd’hui certains fils d’Abomey courent derrière Boni YAYI sous
prétexte de vouloir reconstruire leur ville. Faux et archi faux. Car s’il y à
une ville qui dispose de toute les potentialités et atouts pour se développer,
c’est bien Abomey.
De mémoire de natif et de résident de
cette ville depuis les années 70 je l’ai connu dans sa rusticité à nulle autre
pareille. Sauf erreur de ma part Abomey regorge de cadres ; aussi bien
militaires que civils éminemment valables
pour promouvoir et s’investir aux côtés de la reconstruction de leur
localité. Tous ceux-ci ayant été des artisans très actifs de tous les mouvements de
changement politiques qu’a connu notre
pays jusqu'à ce jour.
Cependant très tôt l’égoïsme et la
trahison ont eu raison de ces bras valides en quête de pouvoir et de gain
facile. .Ainsi divisés sur ce qui doit être commun, chacun a fini par choisir
défendre son ventre rien qu’en faisant
l’éloge du pouvoir et de son homme. Le cas de la révolution avec le PRPB
en est une illustration combien tristement célèbre ; éloquente quand même.
Ils avaient l’occasion de se rattraper sur cette ligne à l’avènement de Nicéphore Soglo. Mais mes aînés ont préféré
se détacher de leur frère et fils pour s’allier aux politiciens pour faire de
la politique politicienne ; celle destructrice et non la real
politique ; celle constructive qui aurait permis à Abomey d’amorcer sa
reconstruction. Résultat Kérékou est revenu en remplacement par les urnes de
Soglo nous avait –on dit. Le comble Abomey et toue la région fon devrait
connaître un isolement qui durera dix bonnes (10) années.
Le visage actuel de la ville d’Abomey.
Conclusion
La terre des houégbadjavi est sacrée et
doit rester sacrée ; n’en déplaise aux mécontents et aux affamés qui
malheureusement pour des billets de banque souillés n’hésitent pas un seul
instant à poser des actes dans le sens
de sa désacralisation .Ainsi avant que ce soit la royauté sacrée depuis des
millénaires qui soit déchue aussi banalement par des sordides à la botte des
incultes animés rien que par des miettes , il va falloir que tous les princes
et fils d’Abomey de près ou de loin ensemble comme un seul homme se soulèvent
et décident de la déchéance de ces deux individus qui ne méritent plus la
confiance ni le prestige des houégbadjavi bafoués, humiliés et réduits à la
simple valeur de poubelle de la sorte que cela s’est produit et montré au
peuple et au monde entier par nos chaînes de télévisions.
27 novembre 2007 - La Presse du Jour
Le
Président de l’Assemblée Béninois
Nationale
du Bénin, Mathurin Nago s’est expliqué sur le refus de visa à Célestine
Adjanohoun. Les faits. L’élue du peuple, au sens de la loi fondamentale du 11
Décembre 1990, Mme Célestine Adjanohoun, s’est vue refuser le visa par
l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin alors qu’elle s’apprêtait à prendre
part, avec d’autres députés béninois membres du groupe national de l’Union
Interparlementaire, à la rencontre de l’audition parlementaire à New York. Il
s’agit d’une rencontre annuelle entre les parlementaires du monde entier et les
responsables de l’Organisation des Nations Unies pour aborder des questions
d’intérêt majeur pour le monde entier. Selon le Président de l’Assemblée
Nationale du Bénin, les procédures ont été normalement engagées et c’est
l’ambassade qui aurait refusé de délivrer un visa au député Célestine
Adjanohoun. Interrogations. Que reproche l’Ambassade des Etats-Unis au député
Célestine Adjanohoun ? Quelles sont les raisons pour lesquelles le député
béninois n’a pas droit au visa alors qu’elle est élue de
Herbert
Houngnibo
Plus que belle, la qualification des Ecureuils
vendredi à Freetown a quelque chose d'orgasmique. En ce sens que la jouissance
du public sportif s'accommode bien des réjouissances de la fin du Ramadan.
Belle légende pour signifier à tous les prochains adversaires que le football
béninois sort de sa période d'ascétisme pour entrer dans l'ère des banquets.
Gare à vous, fauves et autres pachydermes qui écumeront les pelouses de Ghana
2008 ! Le petit rongeur a grandi et sait à présent se faufiler entre les
branches des ronces. Oh ! Ecureuils, je vous adore.
Que d'élégances, que de bonheur ! Deux buts griffés Omar Tchomogo ont suffi. Le capitaine
a montré la voie étouffant, en deux coups de crampons alertes, la grosse
frayeur du début de match. D'autant que les Sierra Léonais, premiers à se jeter
sur le ballon comme des morts-de-faim, se sont aussitôt installés sur notre
moitié de terrain. Mais pour combien de temps justement. Pour autant, la
première migraine est du côté des cinq
mille supporters locaux qui espéraient encore des Leone Stars
un dernier sursaut d'orgueil. La pilule Tchomogo vient de faire tressaillir les
entrailles des filets adverses. A 1-0,
c'est une bonne rasade pour libérer la soif de buts des Béninois. Mais comme
une avance aussi étriquée est toujours source d'anxiété, autant solder les
comptes. Le capitaine s'est à nouveau chargé d'offrir au public sportif
béninois un deuxième but libérateur. Merci
Tchomogo Omar !
Le travail paie toujours
Fini ainsi avec les si, si et si, le visage des qualifiés de
Gare à vous, fauves et pachydermes l
A
Accra, comme ce fut le cas à Tunis il y a quatre ans, Les Ecureuils vont côtoyer d'autres
individus de la jungle du football africain. Le roi Lion camerounais et ses
apparentés marocains et sénégalais, le boulimique pachyderme ivoirien, le
grandissime rapace nigérian et ses collatéraux maliens et tunisiens, la mare de
crocodiles soudanais du Nil et leurs pharaons égyptiens, etc.. ne doivent plus
constituer des épouvantails. Auréolés de cette belle qualification, aguerris
devant tant d'épreuve, moulés à la charge de 2004, les Ecureuils ont maintenant
droit au respect du jeune-grand qui a passé l'épreuve d'initiation et qui
aspire bien à délimiter son espace d'influence. Ainsi averties, les 15 autres nations qui seront
présentes à Accra apprendront à leurs dépens.
Cette fois-ci, les Ecureuils n'y vont plus pour apprendre mais pour
s'affirmer. Passer le premier tour est une noble ambition. Cela doit se
préparer dès le lendemain de la qualification. Bien entendu aussitôt, les
réjouissances de cette qualification achevées.
mercredi
31 octobre 2007, par Arimi Choubadé
Rédigé
le 31 octobre 2007
Ou plutôt,
né de nouveau. Me Houngbédji sort des bois 19 mois après sa défaite à la
présidentielle de mars 2006. Quelques mois seulement de moins que le délai
d’indécision (24 mois) vis-à-vis du premier mandat de Kérékou avant la
défection en bloc des ministres Prd du gouvernement en 1998. Cette fois-ci, il
fallait juste confirmer une rupture pourtant visible depuis fort longtemps –
personne n’a souvenance d’une véritable collusion entre lui et Yayi Boni depuis
l’avènement du changement.
Rien
de nouveau pour Houngbédji qui connaît l’adversité politique sous plusieurs
formes : l’exil, l’humiliation, la condamnation à mort par contumace, la
démission… Sauf que les temps ont bien changé. Il est bien loin, l’époque où on
fait de la politique par pure chevalerie, au nom de la veuve et de l’orphelin.
Surtout s’il s’agit d’afficher la posture d’une alternative qui revendique le
pouvoir. Les meetings, la présence médiatique, l’entretien des militants, la
vie de parti, il faut plus que le sacerdoce pour assurer tout cela.
La
réclame de l’application du statut de l’opposition voté depuis 2002 ne
constitue donc pas un caprice de poltron. L’adversaire en face dispose, tout de
même, du budget national tout entier : près de 700 milliards. La machine
tourne à plein régime, à l’aide d’une batterie de ministres, d’une armada de
conseillers, d’une cargaison d’élus divers, d’un appareil administratif
entièrement conditionné. En comparaison, un cabinet, un véhicule de fonction,
un salaire de ministre, une once de visibilité au sein du protocole d’Etat, le
tout pour le chef de file de l’opposition apparaît obsolète. David face à
Goliath.
L’intérêt
des derniers développements de l’actualité n’est pas l’affichage public de
Houngbédji en tant qu’alternative à Yayi Boni. C’est la posture du quémandeur
des décrets d’application de loi portant statut de l’opposition qui frappe les
esprits. On peut excuser ceux qui ont juré de ne jamais connaître l’opposition
quel que soit le régime et quelles que peuvent être les orientations données à
la marche du pays. Concept introduit par la génération des affairistes
transformés en députés, ministres, diplomates ou élus locaux sous les règnes de
l’ancien grand camarade.
Une
excuse qui ne tient plus lorsqu’il s’agit de personnalités de l’envergure du
locataire du palais d’Adjina (Porto-novo). L’opposition ne se défend pas
uniquement lorsqu’on en a besoin. Nicéphore Soglo réclamait déjà la même chose
en 1996 à la veille de son départ en rappelant à l’opinion publique nationale
et internationale toutes les facilités qu’il avait accordées à son tombeur et
prédécesseur alors qu’il aurait pu le passer à la potence pour tous les crimes
commis sous son régime précédant le sien. La mouvance vainqueur de l’époque
dont le N°2 n’était autre qu’un certain Adrien Houngbédji, premier ministre
putatif, n’a répondu que par une mémorable raillerie.
Plus
récemment encore, à l’occasion de l’opération de retour-surprise à la mouvance
à la fin de règne de Kérékou en 2003, les tchoco-tchoco ont tout bonnement
oublié que les statuts de l’opposition avaient besoin d’être restaurés. Ces
différents soubresauts devraient logiquement inspirer toute la classe politique
actuelle (s’il en existe encore une).
Eh
oui ! L’opposition ne se défend pas uniquement lorsqu’on en a besoin !
mardi
30 octobre 2007, par Arimi Choubadé
Rédigé
le 30 octobre 2007
6,7%
de taux de croissance au titre de l’année budgétaire 2008. Je vois des Béninois
rouler de gros yeux à la lecture du projet envoyé au parlement par le
gouvernement du changement. Près de 7%. A quelques encablures des deux chiffres
annoncés depuis la transition herculéenne de 1990. Enorme ! Sommes-nous
déjà à l’émergence ? Hong-Kong à nos portes !
Le
processus d’abêtissement soutenu, déroulé sur toutes les ondes depuis plusieurs
mois justifie amplement l’incrédulité des compatriotes de Yayi Boni vis-à-vis
de cette nouvelle inespérée. Il n’y a pas que les érudits des grandes écoles
d’économie qui puissent pénétrer les indices de cette embellie mathématique.
Ceux qui arpentent régulièrement les dédales du Bénin profond savent ce qui a
changé. À défaut, il suffit de consulter la déclaration de la délégation du
Fonds monétaire international (Fmi) pour se faire son opinion.
On lit
dans ce document fort instructif que le programme d’investissement public (Pip)
est pratiquement au ralenti. Traduction : moins (ou plus du tout) de
chantiers d’hôpitaux, de centres sociaux, de pistes rurales. N’eut été un appui
spécial de la part du gouvernement français dans le cadre de la rentrée
académique 2007-2008, les « exploits » du génie militaire au secours
des scolaires n’auraient jamais vu le jour. Il ne reste comme charges publiques
que le fonctionnement et les salaires. De la manne pour les caisses du trésor qui
s’engorgent selon les indiscrétions de l’argenterie nationale. Sans compter le
pactole issu des privatisations et de la pression fiscale tous azimuts. Aucune
chance pour le taux de croissance d’éviter d’être pulvérisé.
Cela
permet de doper la générosité du chef. 14 milliards pour les cotonculteurs, 1
milliard pour les artisans, 6 milliards pour les micros crédits, exonération
des frais de scolarité, gratuité de soins pour les moins de 5 ans. Avec
quelques commodités supplémentaires pour les princes eux-mêmes : triplement
des salaires des ministres et des membres d’institution, multiplication du parc
automobile de l’Etat et des tournées ministérielles, une centaine de milliards
pour vendre le Bénin à l’extérieur en 8 mois, délocalisation coûteuse du
conseil des ministres….
Entre
les grands livres de compte et le panier de la ménagère, les princes ont
tranché. Le choix ne souffre d’aucune ambiguïté. Les prix des denrées
continuent de flamber sur les marchés. L’accès au pain devient un exploit de
bourgeois aussi bien à Cotonou qu’à Natitingou. Les damnés de Toviklin, Lalo,
Klouékanmè dans le département du Couffo complètement enclavés et inondés
savent le prix à payer pour que le taux de croissance puisse chausser les
bottes de l’émergence. Pistes complètement défoncées, difficiles d’accès
plusieurs mois dans l’année, faute de crédit.
C’est
un fait que les près de 7% ne traduisent pas une croissance de la productivité.
La principale culture d’exportation, le coton, est pratiquement dans les
cordes, l’école grippée, le sport sous perfusion, la santé approximative, le
tourisme presque résiduel ; le commerce, les télécommunications, les
routes en bute à l’improvisation et à l’incompétence. On ne sait toujours pas
par quel bout prendre le chômage des jeunes. Une démocratie qui fonctionne sans
partis politiques, sans opposition. Et pourtant le taux de croissance flotte au
vent.
Je
préfère ne rien y comprendre !